Sciences inexactes

Encore récemment, les psychothérapies se sont  fondées sur la nécessité d’aboutir à un processus de guérison de ce que la société occidentale appelle la maladie mentale.

Mais depuis quelques temps elles ont décidé d’empiéter sur la maladie dite « physique », prétendant par la même occasion qu’il n’existe que des conflits psychologiques, voulant effacer ainsi d’un revers de main toutes les découvertes scientifiques et en particulier celle de la biologie.

Un tel revirement de la pensée humaine a de quoi choquer ! et pourtant….
Si l’orthodoxie scientifique n’a de cesse de tirer à boulets rouges sur ces nouveaux dogmes (qui d’ailleurs contestent farouchement cette catégorisation) nous devons admettre que ces courants obéissent à une loi biologique qui, elle, n’a pas encore tout à fait levé son voile…
Comprenez bien où je veux en venir : la réapparition de ces « phénomènes »  (je classe dans ce mot les psychothérapies) paraissant contradictoires avec les paradigmes établis par la technoscience fait partie intégrante de la psyché humaine dont l’une des caractéristiques principales est…. la rebellion.
Rebellion ? Les textes « primitifs » (comme la Genèse) ou les mythes oraux (comme celui des Yoroundas ) en font singulièrement état : dès les origines, l’humanité, sous le nom d’Adam, par exemple, se rebelle contre l’autorité paternelle… la rebellion est une idée constante chez l’homme, je dirais que c’est une idée fixe… Et comme toutes les idées, elle sommeille en chacun de nous et il suffit d’une situation originale, un représentation suffisament forte de notre condition d’aliénés pour faire exploser cette idée, lui donner vie, la mettre en acte.

Aussi, il apparait à mes yeux souhaitable de  refaire place à ces thérapeutiques de l’âme au sein de nos sociétés… ici, ce terme « sociétés » définit les mondes technoscientifiques qui évacuent de leur pensée les « ethnotechniques » (les techniques de soins traditionnelles) car tant que les technosciences n’ont pas encore accompli leur rêve de « posséder » l’humain (car oui, il s’agit bien d’une possession, d’une
emprise totale sur la pensée humaine), l’homme a le devoir de garder en lui et d’utiliser ses
outils ancestraux qui lui permettent  d’accomplir cet acte primordial : créer du lien.

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~ par Pascer sur 3 octobre 2006.

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